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ECONOMIE


La Nouvelle-Calédonie dispose de richesses naturelles importantes et de fortes potentialités dans le domaine économique.

Son économie reste toutefois largement dominée par l'exploitation et la commercialisation du nickel, dont le territoire est le troisième producteur mondial.

Bien qu'elles occupent une place moins importante, les autres activités économiques (agriculture, pêche, aquaculture, artisanat, industrie, bâtiment et travaux publics, tourisme) se sont développées ces dernières années, à la faveur du large consensus réalisé autour des accords Matignon-Oudinot d'août 1988, qui ont permis de créer un climat propice au développement économique et à une politique de rééquilibrage du territoire.

Conséquence directe de ces accords, les dépenses de l'Etat sur le territoire ont augmenté de 40% en 4 ans, passant de 2,9 milliards de FF à 4,06 milliards de FF.

 

AGRICULTURE

Traditionnellement, l'agriculture occupe une place centrale dans la société calédonienne avec des cultures vivrières en tribus et de grands élevages extensifs sur la côte Ouest.
Elle ne représente toutefois que 1,9% du PIB en 1994.

La surface agricole utilisée représente environ 10% de la superficie totale du territoire en raison d'une géographie peu propice (reliefs de la côte Est , plaines peu fertiles et sèches de la côte Ouest). Une agence de développement rural et d'aménagement foncier a été créée par la loi référendaire du 9 novembre 1988 afin notamment de permettre une redistribution des terres en faveur des Mélanésiens. Entre 1989 et 1996, plus de 83 500 ha. ont fait l'objet d'attributions, dont environ 68.215 ha. à des Mélanésiens.

28% de la population travaille dans des exploitations agricoles produisant 47% des besoins alimentaires.

Principales productions en 1996 :

  • Café : 44 tonnes
  • Coprah : 345 tonnes
  • Production bovine : 4 260 tonnes

L'élevage de cervidés se développe et des marchés s'ouvrent à l'exportation (Malaisie-Thaïlande).

Le cheptel bovin était estimé à 113 104 têtes en 1995.

 

PECHE

L'archipel offre trois zones de pêche.

Il existe trois sortes de pêche en Nouvelle-Calédonie. La pêche en lagon, traditionnellement artisanale et pratiquée à partir de petites embarcations motorisées de moins de dix mètres.

La pêche côtière, qui exploite, grâce à des navires polyvalents, les ressources de la pente récifale externe et celles qui se trouvent dans les limites des eaux territoriales. Enfin, la pêche hauturière se pratique de façon industrielle dans la zone exclusive des 200 milles.

Les prises en tonnage se répartissent comme suit :

  • pêche industrielle : 1 450
  • pêche artisanale : 1 420
  • pêche plaisance et vivrière : 2 500

La quasi-totalité des prises, composées à 80% de thon, est exportée vers le Japon. En 1996, le nombre des navires armés pour la pêche professionnelle s'est élevé à 318 avec au total 859 marins locaux à bord.

L'aquaculture, qui produit essentiellement des crevettes, suscite un intérêt grandissant en Nouvelle-Calédonie qui dispose de nombreux atouts dans ce domaine. En 1996, la production de crevettes a été de 965 tonnes, la filière de la crevette tropicale s'est imposée comme la seconde activité exportatrice du territoire.

 

INDUSTRIE ET ARTISANAT

Le tissu industriel de la Nouvelle-Calédonie est composé essentiellement de petites et moyennes industries. 15% des petites et moyennes industries ont plus de 10 salariés.

Ces PMI représentent 14% du PIB. Elles sont concentrées essentiellement dans la construction, l'agro-alimentaire et les boissons. La plupart de ces PMI sont situées à Nouméa ou dans les environs.

Les produits fabriqués localement sont la bière, les ciments, les tourteaux de coprah, les savons et l'huile brute ou raffinée.

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Au 1er janvier 1997, la Chambre des Métiers recensait 7 968 entreprises artisanales.

L'artisanat représente l'activité principale de 13.000 personnes soit 18% de la population active. L'installation d'artisans dans les provinces Nord et Iles permet un rééquilibrage économique.

Les métiers du bâtiment représentent 40% des effectifs, ceux concernant les métaux, la mécanique et l'électricité 20%.

 

TOURISME

Le tourisme, qui représente prés de 10% du PIB, occupe une place privilégiée en Nouvelle Calédonie en raison des atouts naturels de premier plan dont dispose le territoire.

La beauté et l'étendue de son lagon, la douceur de son climat, la variété de ses paysages (végétation luxuriante de la côte Est, forêt de la chaîne centrale, immenses savanes de l'Ouest, charme des îles) lui ont valu le surnom d'île "la plus proche du paradis".

Les attraits culturels ne sont pas moindres : plus que par les rares vestiges historiques (bagne et déportation), le touriste peut être attiré par le pluralisme ethnique : monde tribal mélanésien sur la côte Est et les îles, mode de vie des broussards, creuset nouméen.

L'animation culturelle est assurée par plusieurs musées, notamment : le musée néo-calédonien, le musée géologique, et le futur Centre culturel Jean-Marie TJIBAOU (inauguration prévue pour mai 1998) qui aura pour mission la mise en valeur et la promotion de la culture kanak.

A voir également : l'aquarium de Nouméa, véritable vitrine du lagon calédonien, et le parc floral Michel-Corbasson.

 


Source Secrétariat d'Etat à l'Outre-mer
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