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ECONOMIE


L'économie de ce territoire, restée traditionnelle, est peu monétarisée. La majeure partie des productions est autoconsommée et les échanges demeurent limités. Les principales activités économiques sont l'agriculture (cultures vivrières, arbres fruitiers coprah) et surtout l'élevage porcin.

La pêche, qui fait l'objet d'importants efforts de la part des pouvoirs publics, ne suffit pas encore à couvrir l'ensemble de la demande locale. Un des secteurs en expansion est l'élevage de poules pondeuses. La forêt, surexploitée, dans le passé, est l'objet de programmes de reboisement.

Autre point fort de l'économie locale : l'artisanat traditionnel. Le développement de ce secteur bute cependant sur des difficultés dues au coût de l'acheminement aérien, traditionnel dans le Pacifique, et à la concurrence des pays voisins.

Le tourisme est encore peu développé. Les exportations, basées sur l'envoi de produits artisanaux et de produits vivriers destinés à la colonie wallisienne et futunienne installée en Nouvelle-Calédonie sont peu importantes. 23.356 tonnes de marchandises ont été importées sur le territoire en 1994 contre 17.945 tonnes en 1993.

 

AGRICULTURE


Les contraintes de l'agriculture sont à la fois naturelles et structurelles.

A Wallis-et-Futuna, le développement de l'agriculture rencontre de nombreux handicaps : à la faible superficie de l'archipel, au relief accidenté, il faut ajouter le mode traditionnel de culture alternant deux ou trois ans d'exploitation et une longue période de jachère, la propriété coutumière qui rend pratiquement inacessible les parcelles cultivables en raison du nombre élevé des ayants droit et, enfin, l'appauvrissement des sols.

La surface agricole utile se situe entre 0,25 et 0,50 hectare par famille. Ces handicaps permettent à peine à la production agricole de couvrir les besoins d'autoconsommation en produits vivriers (taros, igname, manioc, bananes, noix de coco).

La majeure partie des produits frais de consommation de type européen (légumes et fruits) est importée par voie aérienne ou maritime d'Australie, de Nouvelle-Zélande et de Nouvelle-Calédonie. Depuis 1992 un élevage de poulets de chair s'est développé.

La production d'oeufs est en augmentation mais est encore insuffisante pour satisfaire à la demande.

L'élevage porcin est en progression et un nombre croissant d'éleveurs construisent des porcheries avec leurs propres moyens, souvent modestes.

On recense actuellement une trentaine d'élevages de ce type à Wallis, trois seulement à Futuna. L'archipel compte de 10.000 à 15.000 porcs, ce qui laisse loin derrière l'élevage bovin très peu implanté avec une cinquantaine de têtes.

 

PECHE


Le lagon est une zone de pêche très riche.

Seule la pêche de type artisanal est pratiquée dans l'archipel. Les pêcheurs utilisent la ligne ou le filet mais aussi le fusil sous marin et la sagaie.

Les produits de cette activité effectuée à bord des pirogues ou des bateaux à moteur sont estimés à 250 tonnes par an et sont autoconsommés en totalité par la population de ces îles. Ce tonnage ne suffit pas entièrement à la demande locale.

Il existe à Wallis, comme à Futuna, un atelier de bateaux territorial. Ces ateliers sont spécialisés dans la construction et la vente de bateaux de bois à fond plat.

En 1994, l'activité s'est dégradée avec seulement 4 constructions à Wallis et 3 constructions à Futuna.

 

ARTISANAT


L'artisanat est très développé sur le territoire.

L'artisanat est une des principales ressources économiques de Wallis-et-Futuna.

Les produits jadis utilitaires et encore employés lors des cérémonies coutumières se sont, depuis l'ouverture du territoire vers l'extérieur, transformés en articles décoratifs : panneaux réalisés à partir de l'écorce battue du "tutu" et décorés avec des peintures végétales, nattes unies ou polychromes, sculptures, vannerie, colliers.

Cette production, qui fait vivre 300 personnes, est écoulée vers Nouméa et Tahiti. Elle souffre cependant d'un manque de débouchés et de la concurrence des pays étrangers comme Fidji ou Samoa qui peuvent assurer une production plus importante et à des prix plus compétitifs.

En 1985, une association pour le développement du tourisme et de l'artisanat a été créée sur le territoire. Sa présence à la Foire de Paris et au Salon mondial du tourisme a permis de donner un nouvel essor à cette production locale jusqu'alors très marginale.

Pourtant, malgré les efforts de l'association, le développement de ce commerce bute sur les coûts d'acheminement vers la métropole et l'Europe qui rendent difficile sa commercialisation.

 

TOURISME


Le tourisme est encore peu développé sur le territoire.

Il existe actuellement quatre établissements hôteliers totalisant 26 chambres et bungalows tous situés à Mata-Utu (chef-lieu du territoire).

Le territoire possède de nombreux atouts encore inexploités qui permettent de proposer un tourisme original particulièrement axé sur la pêche, les aspects traditionnels et culturels de l'archipel.

Quelques clubs locaux permettent de pratiquer certaines activités : tennis, plongée sous-marine, hippisme et ULM.

 

FORET


Un programme de reboisement des forêts de Wallis et Futuna est en cours.

Les forêts de Wallis-et-Futuna souffrent actuellement des conséquences du défrichement agricole et des nombreux feux de brousse.

Seule Alofi, une des îles de l'archipel de Futuna, possède encore un massif forestier qui pourrait être exploité, dans certaines limites cependant.

Les produits de la forêt qui servent à la couverture traditionnelle des maisons, à la production de bois d'oeuvre (poteaux, embarcations) et aux feux domestiques viennent désormais à manquer.

Le service de l'économie rurale, de la pêche et de l'artisanat (SERP) a, au cours des trente dernières années, soutenu une action de reboisement.

L'année 1994 est marquée par l'importance des reboisements puisque plus de 90 hectares ont été plantés en pins des Caraïbes sur l'ensemble du territoire.

 


Source Secrétariat d'Etat à l'Outre-mer
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